02/06/2012

Houyet

 

Règlement de comptes à Houyet

 

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  • Source: lavenir
  • E.W.

 

ADVERTISING - ne pas effacer

 

DINANT - L’adrénaline des « chauds » protagonistes de cette affaire a de nouveau monté… en salle d’audience.

 

Le banc des prévenus est bien fourni. La juge Julien, mène l’instruction d’audience en espérant que les gaillards n’en viennent pas aux mains.

 

On reproche au plus âgé, un septuagénaire serbe qui a résidence en Belgique, d’avoir mandaté un restaurateur grec de Bruxelles, afin que ce dernier trouve deux hommes de main. Le but : secouer l’ex beau-fils du Serbe. Le Serbe possède une ferme à Houyet, il la loue à son beau-fils. Il lui reproche de ne pas payer, il veut lui faire comprendre « les bonnes manières ». Voilà le scénario, que seul l’un des protagonistes nie : celui que l’accusation présente comme le commanditaire. Tous les autres, par contre, confirment la « chaîne de commandement ».

 

Ce petit monde est poursuivi pour « tentative d’extorsion ». Les deux hommes de main, lors d’une première visite à Houyet, fort peu amicale, ont réclamé, menaces à l’appui, le payement des sommes dues. Nous étions en juillet 2009. Ils sont revenus une seconde fois et là, ça a castagné. D’où la prévention de coups en bande, de nuit.

 

L’un des gros bras confirme, mais minimise : « La première fois, on a fait pression pour qu’il paye. On n’était pas là pour le frapper. La deuxième fois, c’est moi qui ai reçu le premier coup, et ça a mal tourné ». L’autre gros bras précise : « Moi, je n’ai pas donné de coups, je les ai séparés ».

 

Les hommes de main avouent, celui qui les a recrutés (le restaurateur grec) aussi, mais le septuagénaire serbe continue à nier son rôle de commanditaire. Au point que le surnommé Saki (l’intermédiaire) se fâche et interpelle directement l’autre : « Regarde-moi dans les yeux. Est-ce que tu ne m’as pas demandé de faire pression, est-ce que tu ne m’as pas montré sa photo ? » L’autre mélange sa langue et le français pour répondre sur le même ton. On ne comprend rien. L’avocat du septuagénaire traduit le fond de la pensée de son client, annonçant la ligne de défense : « Il a parlé des problèmes avec son beau-fils, ce qui aurait pu ressembler à des instructions générales, alors que ce n’était qu’un souhait ».

 

Problème : lors d’une confrontation, durant l’enquête, Jovan M., le propriétaire de la ferme, avait été clair sur son rôle : « J’ai effectivement demandé à Saki de trouver quelqu’un pour lui faire peur ». Faire peur à son locataire de beau-fils.

 

L’actuellement ex-beau-fils s’est constitué partie civile. Mais il est également prévenu, dans un autre dossier. Cette fois, on lui reproche d’avoir frappé son beau-père.

 

Ce mercredi, la juge s’est contentée de l’interrogatoire des prévenus. À chaque audience suffit sa peine.

 

L’affaire a été mise en continuation au 10 octobre.

 

E.W.

 

 

 

12:16 Écrit par le chou-chou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |