04/12/2008

Soins Dentaires

 

Dès avant le débourrage il est bon de prendre l'habitude de montrer les dents de son cheval systématiquement une fois par an à quelqu'un de compétent (vétérinaire, dentiste équin... ), par exemple au moment des vaccinations annuelles.
  •  
Dès trois ans, d'éventuels problèmes dentaires qui ne donnent pas forcément de signes lors de l'alimentation peuvent gêner le cheval dans sa bouche au contact du mors, ce qui, outre une gêne inutile et facilement évitable pour le cheval, rendra le débourrage plus difficile.

Une affection dentaire peut se traduire par différents signes : en général on s'aperçoit que le cheval est enthousiaste pour sa nourriture, mais mâche lentement voire mange insuffisamment, laisse tomber des aliments de sa bouche. On peut également remarquer que le cheval penche la tête de côté pour mastiquer ses aliments (surtout durs ou gros comme les carottes) en évitant le contact sur certaines parties de la bouche. Mais elle peut aussi ne donner aucun signe pendant très longtemps, d'où la nécessité d'une surveillance systématique.

 

Les surdents

Les chevaux ont des dents qui poussent continuellement, cette pousse compensant une usure importante (plusieurs millimètres par an). Si les deux dents opposées ne sont pas parfaitement face à face, certains endroits ne sont jamais usés, donc la pousse n'est pas compensée. Il apparaît alors des pointes, les surdents, qui peuvent constituer des aiguilles piquantes ou des lames tranchantes qui blessent le cheval au niveau des joues et de la langue, au cours de la mastication.

Il ne faut pas croire que les surdents ne concernent que les vieux chevaux.
La mâchoire supérieure est naturellement plus large que la mâchoire inférieure, donc tous les chevaux auront naturellement tendance à avoir des surdents sur la face externe des prémolaires et molaires supérieures et sur la face interne des inférieures.
Les chevaux plus âgés sont plus systématiquement concernés que les jeunes car leurs dents en poussant continuellement s'inclinent et ne conservent pas exactement leur axe de départ, ce qui favorise le manque de coaptation (les dents opposées ne sont plus exactement face à face).

Les surdents seront râpés ou cassés selon leur forme et leur emplacement.

 

Les dents de loup

Les dents de loup sont des prémolaires atrophiées, petites comme des canines (d'où leur nom), qui poussent parfois juste devant la première prémolaire supérieure (exceptionnellement inférieure) vers l'âge de 5 à 6 mois.
Il ne s'agit pas vraiment d'une anomalie, mais d'une dent qui ne pousse que chez certains chevaux.

L'usage est de les enlever. Ceci est souvent nécessaire car elles ont tendance à gêner le cheval, notamment avec le mors :

  • les dents de loup peuvent gêner par le volume qu'elles occupent sur la barre si elles sont grosses ou ont une mauvaise implantation,
  • avec le temps, elles ont tendance à devenir très tranchantes et à traumatiser la commissure des lèvres. Le problème se posera donc lorsque le cheval aura une embouchure.

En conséquence, il est conseillé lorsqu'elles sont détectées de les enlever systématiquement (intervention rapide et non traumatisante pour le cheval).

 

Les autres problèmes dentaires

D'autres problèmes dentaires beaucoup plus rares peuvent survenir.
Il peut s'agir chez le poulain de défaut d'implantation ou de défaut d'éruption des dents définitives, causé par une dent de lait qui tarde à tomber, de dent surnuméraire, d'inflammation, d'infection, de défaut d'usure, de carie.
S'ils ne donnent pas de signe clinique, ces problèmes seront détectés et traités lors de la vérification dentaire annuelle.

21:52 Écrit par le chou-chou dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je t'assure que Tonto n'avait aucun problème pour manger... ;o)

Écrit par : Sandrine | 06/12/2008

Toi non plus d ailleurs ;o ......

Écrit par : Chou-Chou | 07/12/2008

Les commentaires sont fermés.